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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 00:00

Ce matin, je me suis réveillé en étant le Messie.

Je flottais un bon mètre au-dessus de mon lit et ça m’a mis la puce à l’oreille.  

Et une voix se fit entendre dans la chambre :

“ Tu es mon fils bien-aimé, c’est en toi que j’ai mis toute mon affection.

Lève toi et marche. ”

Je me suis levé et je me suis cassé la gueule d’une hauteur un peu plus haute que prévu.  

 

Alors que j’allais pour me baptiser tranquillement dans la baignoire que j’avais fait installer dans la salle de bain parce que c’est l’endroit qui m’est venu à l’esprit lorsque le plombier m’a demandé “où c’est que j’la mets? ”, 

j’en fus empêché par trois types basanés qui campaient dans le couloir avec leurs chameaux.

Ils se sont prosterné à ma vue et m’ont offert de l’encens, de la myrrhe et des nougats.

Je les ai foutu dehors à coups de pompes dans le cul avant qu’ils ne me dégueulassent toute la maison.

J’ai gardé les nougats parce que j’aime bien, et je suis allé laver les miens.

 

Et aussitôt que je fus sorti de l’eau , je vis le plafond s’ouvrir en deux, et l’Esprit en forme de colombe descendre et demeurer sur moi.

J’avais beau gesticuler dans tout les sens, cette pourriture continuait à me chier dessus.

J’ai réussi à la chasser à l’aide un jet d’eau bouillante bien placé en travers de la gueule.

Comme vous pouvez vous en douter, j’ai été obligé de recommencer mon baptème.

En vérité je vous le dis, la journée commençait mal.

 

J’avais une barbe de 3 mois et je portais des babouches.  

La concierge était à quatre pattes en train de ramasser des merdes de chameaux en râlant dans le hall de l’immeuble.

Elle m’insultait dans mon dos en me tournant le sien. 

-          Femme de peu de foi, en vérité je vous le dis, un jour viendra, lui dis-je péremptoire. 

La concierge a sursauté et s’est retournée. 

-          Vous me ferez quatre parterres et deux lavés, Maria, dis-je en me dématérialisant alors qu’elle se signait l’avant bras.

 

Alors je fus conduis par l’esprit sur le trottoir, 

Et ayant jeûné depuis le levé, j’eus soif, 

Et le Diable, s’approchant de moi, me dit : 

-          Si vous êtes le fils de Dieu, allez boire un coup dans ce bistrot qui trône dans vos favoris. 

Il ne m’a pas tenté deux fois. 

 

-          Seigneur, c’est a cette heure-ci que tu arrives ! s’écria Gustrave le Tenancier alors que j’entrais comme deux justes.

-          En vérité je te le dis, Les voies du Seigneur sont impénétrables sauf par une petite bière bien fraîche. 

Tous les clients furent bien d’accord avec moi. 

Je leur dis : Rejoignez-moi au comptoir pour une tournée générale et je vous conduirai au royaume des vieux. 

Ils ont abandonné leur table en criant hip hip hip houra ! 

Il y avait Vincent, François, Paul et les autres. 

Nous étions treize avec Gustrave le Tenancier. 

J’y voyais comme un signe. 

 

J’ai demandé s’il y avait un Judas dans le tas. 

Personne ne s’est dénoncé. 

Je leur ai demandé leur carte d’identité à ces enculés. 

Il y en avait un qui s’appelait Judin. 

Je l’ai regardé droit dans les yeux et je l’ai embrassé.

Je leur ai dit, venez avec moi sur les bords du lac de Tibéri.

 -          Moi aussi, demanda Judin. 

Je lui répondis oui avec un large sourire christique.

 

Et ouvrant la bouche, je leur enseigna : 

Bienheureux les pauvres d’esprit parce qu’ils n’ont pas d’humour, 

Bienheureux ceux qui sont doux car ils seront caressés, 

Bienheureux ceux qui pleurent parce qu’ils auront des mouchoirs, 

Bienheureux ceux qui sont affamés et altérés de justice parce qu’ils iront en prisons, 

Bienheureux ceux qui sont miséricordieux car ils seront bien chaussés, 

Bienheureux ceux qui ont le cœur pur parce que c’est mieux, 

Bienheureux ceux qui ont soif parce qu’on va boire un coup avant de partir. 

Ils ont tous fait hip hip hip houra !  

 

Ça faisait chier Gustrave le Tenancier de venir à cause qu’il ne voulait pas fermer sa boutique. 

-          En vérité je te le dis, ne vois-tu pas que tous tes clients sont mes disciples ? 

Je suis le pécheur d’hommes de peu de foie, viens avec moi sinon, au retour, nous irons tous chez Ronan le Barman qui est en face de la Samaritaine et tu n’auras plus que tes yeux pour pleurer au lieu de t’en servir pour voir. 

 

Avant de partir, j’ai avalé un truc à réveiller un mort, et d’ailleurs j’en ai ressuscité quatre devant la gare Saint Lazare. 

Sur le chemin du lac, j’ai eu le temps de rendre la vue à un aveugle qui n’en croyait pas ses yeux, de guérir un lépreux malpoli qui m’a fait un doigt, de redonner l’ouie à  un couple de sourds qui ne s’entendait plus, et comme ça m’avait mis en forme, j’en ai profité pour faire courir un tétraplégique ventre à terre et parler avec un muet qui m’a dit merci. 

 

Arrivé au lac de Tibéri, il s’assembla autour de moi une foule de Parisiens ; c’est pourquoi je suis monté sur une barque où je m’assis, tout le peuple se tenant sur le rivage ; 

En vérité je vous le dis, elle fait partie de la famille des coniques, c’est une courbe que l’on obtient en sectionnant un cône de révolution par un plan. Ecoutez moi bien, Appolonius, l’un des trois plus grand de l’école d’Alexandrie après Euclide et Archimède, est le premier à avoir formalisé et unifié cette notion. 

C’est une parabole, s’écria quelqu’un dans la foule. 

Et j’ai tracé une parabole dans l’air. 

Et la foule me réclama une autre parabole. 

Mais c’était bon, j’avais plutôt envie de faire un cent dix mètres haies sur le lac.

 

Et j’ai réuni mes apôtres, 

Et je leur dis : il  est venu le temps de rentrer au Royaume dudit Vin. 

Hip hip hip houra crièrent les apôtres. 

Et on a tous filé au bistrot.

 

Et à l’entrée du bistrot, j’ai appelé Judin. 

Tu vois, lui dis-je, tu m’as baisé une fois il y a deux mille ans, mais pas deux mon vieux, pas deux, parce que moi, tu vois,  j’ai une mémoire d’éléphant ; alors tu vas me faire le plaisir d’aller porter la bonne parole ailleurs si tu ne veux pas que je t’excommunie à grands coups de lattes ; 

En vérité je te le dis, t’es une belle pourriture Judin, que j’ai crié alors qu’il se sauvait tel un renard. 

Et il s’est mis à pleuvoir des cordes pour qu’il puisse aller se pendre.

 

On a fêté ça avec mes disciples en buvant mon sang jusqu’à pas d’heure, pas d’heure c’est entre tard et tôt, c’est au-delà de la petite aiguille, juste avant le moment ou la police est venu pour nous dire d’arrêter notre bordel. 

Je me suis caché sous une table. 

J’avais bien fait de confesser Judin car cette rognure m’aurait trahit. 

 

On avait bien fait l’épître avec les apôtres. 

Je viens juste de me coucher les bras en croix, crucifié de sommeil. 

J'espère qu'au réveil je ne serais pas le prophète, mais ce n'est pas gagné si j'en crois mon mal au crâne.

Bonjour la fatwa.

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commentaires

miteny 20/12/2006 16:43

Si tu as été Messie, c'est probablement que tu as visité avant dieuexiste.com

pascale 13/03/2006 07:58

Elle a raison ta femme... T'es complètement j'té Gilonimo !
mdr
Pascale

Marcek 12/03/2006 02:11

T'as fini de faire lé pitre mon garçon sur les bords du lac avé des gens qué tu connais pas?
Rentre tout désuité que la soupe elle va refroidir et le padre il va te faire une cène!!

Christ 11/03/2006 22:36

P'tain !!!
Il m'est arrivé la même chose... T'as bu ou bien ?

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