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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:00
 
Cardromyopathie Dilatée m’a dit le docteur,
Plus une Stéatose Hépatique Aïgue Graviditique,
J’y aurais jamais pensé, a-t-il ajouté,
Votre Syndrome Dyspeptique quant à lui est stable,
La Glomérulonéphrite Chonique Polykystose Rénale m’inquiète,
Quoiqu’elle n’évolue pas non plus,
Et vos Troubles Paroxysomaux pas d’amélioration ?
Oui, ça m’aurait étonné,
Il faudra quand même surveiller votre Chondrodyplasie Ponctuée,
On ne sait jamais,
Ah tiens,
On a trouvé un Angrokératome Diffus-Fabry tout à fait admirable
Qui nous a bien fait rire,
Ainsi qu’un Fusobactérium sans le faire exprès,
On ne sait toujours pas où vous avez attrapé
Cette Tryponosomiase Sud-Américaine ?
Vous n’êtes pourtant pas allé au Chili dernièrement ?
Pour l’Acrocéphalo Syndactylie,
Hein,
Si vous voyez ce que je veux dire,
J’en rajoute pas,
Par contre votre Ataxie Friedreich est presque guérie,
Mais de toute façon,
Ça revient toujours cette saloperie,
Il est très surprenant que vous n’ayez pas de Tumeur Colorectale Héréditaire Non Polyadénomateuse,
Nous allons faire des recherches dans ce sens,
Sinon vous êtes en bonne santé.
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:00
A- Sortir les éléments de la boite et les disposer dans l’ordre.
B- Enfoncer la tubulure de la fig 1 dans l’orifice B2 sans forcer
C- Visser correctement à l’aide des visseries A1 -fig 2 l’armature B3
dans son logement à la base du panneau B5
D- Maintenir fermement la glissière C6 tout en clipant les arceaux D1 et D2
dans les rainures prévues à cet effet.
E- Commencer l’assemblage des parties E4 et E6 avec les parties G2 et G8
F- Faites de même avec les parties H4 et H6 avec les parties J2 et J8
G- Ne pas forcer.
H- Visser le tout  avec les vis R1 – fig 8
I- Le petit clapet M2 – fig 4 doit se trouver en position verticale
Parallèlement à la tige N2 –fig 3
J- Ne surtout pas mélanger les vrilles
K- Une fois la partie 1 de l’ensemble montée procéder avec la partie 2
L- Déclencher la gâche
M- Verrouiller le tout avec l’écrou U2
N- Si l’enclenchement ne se fait pas desserrer d’un tour la clapule P4 –fig 9
O- Disposer la réglure T2
P- Visser à l’aide des visseries A2 – fig 2a
Q- Demander à votre femme de tenir le panneau B5
R- Aller boire un coup
S- Dégager votre femme ensevelie sous le panneau B5 et les divers accessoires
T- Gueuler et aller vous servir un autre verre
U- Recommencer tout à partir du A-
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 23:49

Elle a oublié de vivre.

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Published by Gilonimo - dans Revue de Stress
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:00
Un jour à la récré Toto il a dit :
« Les gars, j’ai trouvé un doigt. »
Oh ?
Fais voir ?
Montre ?
Il est où ton doigt ?
Eh les gars, Toto il a trouvé un doigt.
Tout le monde a rappliqué autour de Toto,
Même les filles.
« Je sais pas si vous le méritez .»
Allez !
Merde !
Vas-y !
T’en a même pas trouvé !
« Qui qu’a dit ça ? »
Silence.
« Que je lui fasse bouffer. »
Double silence.
« Bon. »
Toto, il a sorti de sa poche une boite d’allumette.
Pousse-toi !
Je vois rien !
Hi hi !
Il est dans la boite ?
Ouvre la !
« Du calme. »
Et il y a eu du calme.
Lentement
Pour bien faire durer le suspense,
Il l’a ouverte.
Oh !
Les filles ont poussé des petits cris,
Hi Hi,
Dedans la boite il y avait un doigt,
Posé sur du coton,
Il y avait un peu de sang,
On voyait un bout d’os qui en sortait au bout,
Et tout autour des lambeaux de peau qui pendaient.
C’est à qui ?
« A un gitan qui m’a emmerdé. »
Tu lui as coupé ?
« Il m’a emmerdé je te dis. »
Ben dis donc.
Il a refermé la boite et l’a remise dans sa poche.
Et il est parti en sifflotant.
Je l’ai rattrapé.
Toto, tu me le remontres le doigt ?
Dis, Toto ?
« Viens. »
Je l’ai suivi à l’écart.
Il a ressorti la boite de sa poche,
Et il l’a ouverte.
Il y avait ce putain de doigt dedans.
J’arrivais pas à retirer mes yeux de dessus ce putain de doigt de gitan.
Soudain, le putain doigt, il a remué.
Il a remué que j’ai dit.
« ça doit être des asticots »
Merde, déjà.
Et alors le doigt tout doucement il s’est dressé.
Ça m’a foutu un choc.
« T’es aussi con que les autres. »
Il a sorti son doigt de la boite,
« ça, c’est un bout d’os de poulet connard. »
Il a nettoyé son doigt.
« Si tu dis ça aux autres, je te coupe un doigt. »
Je fermerai ma gueule, je dirai rien.
Je savais bien qu’il me l’aurait coupé pour de vrai.
« Eh connard, qu’il me fait alors que je me barrais, attrape ça. »
Et il me lance un petit bâton que je chope au vol.
Putain d’enculé de Toto.
J’avais un putain de doigt de gitan dans la pogne.  

Toine.
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Published by gilonimo - dans Histoires de Toto
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:00

Remarquez cet accordéoniste sauvage, il a repéré une mouche, et hop, il la chope avec sa langue comme un caméléon.

(C'est à des détails comme ça, que l’on peut constater que Gilonimo est un grand photographe animalier.)
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Published by gilonimo - dans Gilophotos
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:00

C’était il y a longtemps,
Chaque fois qu’une dent,
Qu’on appelle de lait,
Désertait mon palais,
Laissant un trou béant
Dans ma bouche d’enfant,
Pour ce qui est mon cas,
C’était trésor incas.

  

Une fois nettoyée,
Dessous mon oreiller,
La plaçait pour la nuit,
La petite souris
Venait à pas de loup
Y déposer cent sous.

  

Pour les mathématiques
Et les côtés pratiques,
J’étais toujours premier
Et donc savais compter ;


Disons vingt dents de lait
Puis trente deux après,
Si j’additionne les deux
Total : cinquante deux
Ce qui nous fait en tout
Cinq mille deux cent sous,
Sans compter les sagesses
Qui poussent après jeunesse,
Le calcul est vite fait,
Et sans les intérêts.

  

Avec bonnes tenailles,
Suffisamment d'entrailles,
Ces dents mises une à une,
C’est début de fortune,
J’ai toujours vécu chiche,
Aujourd’hui je suis riche,
Fais métier de banquier
Et je porte un dentier.

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Published by gilonimo - dans Poésies à la con
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

N

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn

 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn

 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn

 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnnnnnnnn 

Nnnnnn, mais pourquoi tant de n ?

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:00

Ce matin, je me suis réveillé en ayant rendez-vous avec Didière.

J’étais excité comme une puce ; si j’avais eu un chien j’aurais passé ma journée à lui bouffer le dos, mais je n’en ai pas et c’est tant mieux car ça n’aurait pas été marrant comme journée.

En trois sauts je me suis rendu à la salle de bain où je me suis astiqué le gaillard et d’autres parties de mon anatomie, tel les écoutilles, le beaupré, le petit foc et tout de suite après, comme c’était prévisible, le grand ; je me suis briqué le cacatois ; je me suis brossé la bouche à feux ; je me suis passé un peu de brigantine et comme j’étais fin prêt pour le branle bas, j’ai mis les voiles.

 

La concierge n’était pas dans les escaliers mais debout dessus comme à son habitude.

Elle m’a dit que j’étais beau comme un sou neuf.

Peut-être était-ce une allusion à ses étrennes que j’avais oublié.

 

Pour me donner du courage, je me suis arrêté dans le bistrot qui est toujours dans mes favoris en bonne place.

Gustrave le Tenancier a sifflé lorsque je suis entré.

-          Tu es fier comme Harpagon, qu’il m’a dit.

Je pense qu’il voulait dire Artaban, à moins que ce ne soit une allusion à mon ardoise.

Je n’ai pas fait long feu car je brûlais d’amour mais aussi et surtout comme je n’avais pas encore reçu ma pension du mois de milliardaire à vie, je n’avais pas envie qu’il me prenne la tête pour une sordide histoire d’argent que je n’avais pas.

 

Je me suis rendu d’un pas guilleret au parc pour la bonne et simple raison que c’est là que j’avais rendez-vous.

Le parc a ceci de particulier que l’on peut s’y perdre d’amour si on ne fait pas attention.

Je n’avais pas l’intention d’errer comme une âme en peine à jouir aussi j’ai fait très attention.

J’ai balisé le chemin avec des petits cailloux blancs que je lançais à la cantonade tel des petits cailloux blancs.

 

Didière m’avait posé un lapin.

Il était dans un panier en osier à m’attendre bien sagement.

Je l’ai pris dans mes bras. Il était tout blanc avec de grands yeux d’albinos, et très doux à caresser.

Il a voulu me grignoter un doigt et je lui ai filé une baffe.

Mais ce connard a continué alors je lui ai mordu la queue pour qu’il comprenne.

Il a été vexé et ne m’a plus adressé la parole, ce qui ne me dérangea pas outre mesure puisqu’il n’avait encore rien dit.

Comme je n’aime pas les animaux, je l’ai donné à une petite mendiante qui m’a promis de bien s’occuper de lui dans une casserole.

 

Et Didière est apparue

 

Didière est apparue

 

Didière 

 

apparue

 

Elle n’était qu’une petite tache tout au bout de l’allée.

Une petite tache lumineuse.

A mesure qu’elle approchait, comme par miracle, elle se faisait plus nette.

C’est bien, j’ai pensé, parce que ça m’aurait gêné qu’elle reste une tache.

Et puis, j’ai distingué ses traits, sa bouche, ses yeux, son nez, et encore sa bouche, et encore son nez et encore ses yeux, et toujours sa bouche qui, malgré la distance me séparant d’elle qui rapetissait au gré de ses pas, restait toujours aussi petite alors que ses yeux doublaient de volume.

J’ai pris conscience qu’elle avait une toute petite bouche et de grands yeux.

Bleus.

Non verts.

Peut-être bien bleus.

Daltonien, c’est pas pratique pour les couleurs.

Elle m’a souris.

C’est le morceau que je préfère.

-          Bonjour Didière.

-          Je m’appelle Raymonde.

-          C’est joli, m’exclamais-je.

J’étais prêt à tout accepter.

Nous avons passé un après-midi formidable, surtout moi.

Je buvais ses paroles, je la mangeais des yeux jusqu’à plus soif.

 

Là, il y a un temps qui n’est qu’à nous, vous n’avez qu’à aller faire un tour en attendant, lire une poésie à la con, c’est pas ce qui manque, aller pisser, comme si c’était une pub, vous chatouiller ou faire  je ne sais pas quoi d’autre de lubrique avec votre main si ça vous dit, ce n’est pas mon problème et je ne vous demanderais rien car je m’en fous parce que moi je suis avec elle, alors ce que vous pouvez foutre, je m’en tape un max Simone, si vous voyez ce que je veux dire.

 

Et puis nous sommes séparé alors que la nuit tombait doucement avec grâce et humilité, dans la vie il faut toujours se séparer à un moment ou à un autre, j’aurais préféré à un autre.

-          Bonsoir Didière.

-          Je m’appelle Raymonde.

-          C’est pas grave, que j’ai dit.

Et elle s’est éloignée redevenant une petite tache, mais de dos.

Mais je savais pour sa bouche, je savais pour ses yeux, je savais pour son nez, et je savais encore pour sa bouche, et encore pour ses yeux, et encore pour son nez,  oui je savais tout ça, comme si j’étais de l’autre côté d’elle, du côté où elle arrive.

Et elle a disparu avec le jour.

Et le parc était vide.

C’est étrange comme le vide peut prendre toute la place.

J’ai voulu courir pour lui dire

pour lui dire

pour lui

dire

Mais j’ai pas bougé.

Je crois bien que j’étais mort.

 

Il n’y avait plus qu’elle dans mes favoris, du coup j’ai pas été boire un coup, j’ai pensé que je n’en avais pas tiré non plus.

Et ça m’a fait chier.

 

Je suis allé direct me coucher, tout habillé d’elle.

Et nous allons passer une nuit merveilleuse, surtout moi.

J’espère que demain je me réveillerais en étant moins con.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:00

 

Ce matin, je me suis réveillé en étant amoureux ; Je peux vous garantir que ça fait une drôle d’impression. 

J’avais les jambes en coton et j’ai eu bien du mal à tenir debout, mais le coton a durci et après c’était plus facile. 

Comme tous les matins, j’ai traversé l’appartement pour me rendre dans la petite pièce prévu à cet effet où j’ai uriné tout mon saoul de la veille à l’abri du regard indiscret que j’avais fait poser car je suis claustrophobe, surtout dans les ascenseurs qui montent (dans ceux qui descendent, pour ma part, je n’y monte jamais). 

J’ai ensuite petit déjeuné en pets vu que j’avais mangé des flageolets au souper. 

J’ai retraversé l’appartement dans l’autre sens en passant par le petit salon qui jouxte la salle de bain pour me rendre dans la buanderie où je me suis mis sur mon 31 par le fait que le 32 était déjà occupé et que j’avais donné le 30 au pressing. 

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui ? telle est la question que je me suis posé par terre devant moi.

J’avais beau la tourner dans tous les sens, je n’arrivais pas à en trouver la réponse. 

Depuis que je suis devenu milliardaire à vie en grattant un de ces jeux  « devenez milliardaire à vie » de la Française des Bœufs, ma vie à changé dans le sens où l’argent ne fait pas le bonheur, et c’est bien dommage. 

J’ai pris la décision de sortir en attendant mieux. 

 

 La concierge m’a fait un petit clin d’œil alors que je passais devant sa loge, j’ai dû patienter un peu qu’elle le termine et je l’ai glissé dans ma poche où se trouvait tous ceux de la semaine que j’avais oublié de jeter. 

Comme je sortais elle m’a lancé un : 

-  Alors, amoureux ? Que j’ai eu juste le temps de rattraper avant qu’il ne s’envole. 

Comment savait-elle que j’étais amoureux ? Etait-ce inscrit sur mon visage ? Voilà bien un mystère qui allait me poursuivre jusqu’à la fin de mes jours (alors que la nuit, je n’ai jamais pu savoir où il pouvait bien aller).

Je suis rentré dans le bistrot que j’avais mis dans mes favoris. 

Tous les regards se sont tournés vers moi tandis que leurs propriétaires regardaient ailleurs par correction. 

Cela ne me démonta pas car j’étais super bien monté.  

Les clients reprirent leur conversation qu’ils avaient laissé au vestiaire.  

J’ai commandé comme d’habitude ; J’ai d’abord disposé mes troupes en équerre, puis j’ai attaqué le flan gauche juste dans l’angle mort, Après avoir pilonné massivement l’infanterie, je me suis fait prendre à revers par la cavalerie qui s’était mise subitement et contre toute attente à cavaler, enfonçant mon arrière sans préavis, en désespoir de cause je me suis décidé pour un petit canon que Gustrave le Tenancier m’a servi bien volontiers ; et que j’ai descendu froidement. 

- Alors ? qu’il me fit sans réfléchir.   

Il s’ensuivit un silence à couper au couteau, mais personne ne s’y risqua car ils étaient tous très mal affûtés.  

J’attendis qu’il complète par « amoureux ?», mais il n’en fit rien  préférant esquisser un léger sourire sur son visage avec un crayon mine HB, il ne savait pas suffisamment bien dessiner pour se risquer à le faire directement au feutre.  

J’ai fait la moue que j’ai aussitôt donné à la chatte de sa femme qui était affamée et qui se frottait sur le bas de mon pantalon pattes de faon et j’ai pris congé pour le mois de juillet parce qu’en août il y a trop de monde. 

 

C’est assez douloureux de tomber amoureux, premièrement parce que ça fait mal aux genoux et aussi parce qu’il n’y a pas de deuxièmement.  

Elle occupait toutes mes pensées si bien que je n’en avais plus une seule de libre et je dois bien avouer que ça me gênait pour penser. 

Je n’arrivais pas à me rappeler de son prénom et c’était bien embêtant. J’ai convenu qu’elle se prénommait Didière pour me faciliter la tache.  

C’est sur les douze coups de midi que je me suis décidé à me faire un petit resto, mais comme on m’avait coupé l’appétit dans la nuit, je n’avais pas très faim ; alors je l’ai acheté.  

Ensuite, j’ai voulu aller au cinéma pour me changer les idées, vu l’heure il ne leur en restait déjà plus et j’ai donc dû garder les miennes.  

Comme j’en avais assez de tourner en rond, je me suis essayé à tourner en carré, je n’ai pas insisté longtemps devant la complexité de la chose ; je n’ai réussi qu’à effectuer un espèce de losange triangulaire du plus mauvais goût.  

Ah Didière !  

Que fais-tu en ce moment ?

Penses-tu à moi ? 

Penses- tu, à d’autres ! Je suis certain que tu m’as déjà oublié. 

Comment peux-tu être aussi cruelle ?  

Peut-être en arrachant minutieusement des ongles un à un avec une pince, ou alors en brûlant des plantes de pieds avec un petit chalumeau ?  

J’ai voulu aller me jeter dans la Seine.  

Heureusement qu’elle ne traverse pas cette ville sinon j’étais bon pour une pneumonie. 

 

Pour me faire pardonner, j’ai pensé lui offrir des fleurs mais la fleuriste m’a pris la tête à savoir si je voulais des roses ou des myosotis, comme je ne voyais aucune différence et que je n’arrivais pas à me décider, j’ai acheté la boutique au grand dam de la dame, qui elle, par contre, était plutôt petite. 

 

Et je suis rentré chez moi.  

Non sans faire une halte auparavant dans le bistrot que j’avais mis dans mes favoris à juste raison.  

Gustrave le Tenancier m’accueillit avec un large sourire qu’il a dessiné sur son visage du premier coup, on voyait bien qu’il s’était entraîné toute la journée ; et il en était très fier.  

Je lui est rendu l’appareil.  

Il a vérifié s’il marchait bien en lui faisant faire deux ou trois aller-retour dans la salle et l’a rangé dans sa poche.  

- Qu’est-ce que je te sers ? qu’il me fait avec sa bouche.  

- Pas trop fort, que je lui ai répondu. 

Et nous en sommes resté là. 

Un silence pesant pas moins de quatre kilos s’est installé. 

Gustrave le Tenancier s’est mis à essuyer son comptoir comme savent si bien le faire tous les barmen du monde quand ils n’ont rien d’autre à faire pour tuer le temps alors qu’un Pistolet Walther P38 9mm ferait aussi bien l’affaire.  

Les secondes passèrent les une derrière les autres sans demander leurs restes, ça tombait bien car il n’en restait plus ; c’est toujours comme ça les jours de choucroute précisa Gustrave le Tenancier.  

-  Tu te maris quand ? qu’il me demanda à brûle pourpoint, ce qui déclencha un petit incendie sans gravité

qu’il maîtrisa bien vite avec le petit extincteur de poche qu’il rangeait bizarrement dans son tiroir.  

Je devins rouge comme une tomate, ce qui lui a donné son entrée du jour du lendemain.  

Pour mettre fin à mon embarras, il me fit comprendre, en tapant plusieurs fois et très rapidement sur sa montre avec son index, qu’il était l’heure.  

-  C’est l’heure, qu’il cru bon de rajouter au cas où j’aurais pas compris à quoi sert une montre.  

Je lui ai souhaité une bonne nuit et je suis sorti sur le trottoir surtout parce qu’il n’y a rien d’autre sur quoi marcher devant chez lui.  

Et je me suis mis à déambuler dans la nuit noire. 

Didière !  

Voudra-t-elle m’épouser ? 

Aurais-je seulement le courage de lui demander sa main ? 

Et si elle me la donne, qu’est-ce que je vais pouvoir en faire ? 

J’ai déjà bien assez avec les deux miennes. 

De toutes façons, il va falloir que je pense à enterrer ma vie de garçon et pour ça il faut que je trouve un endroit tranquille et que j’achète une pelle.

Je suis rentré très tard chez moi car je m’étais perdu dans mes pensées.

   

Finalement la journée s’est terminée comme elle avait commencé, mais dans l’autre sens.

Je vais aller me coucher parce que c’est dans cette position que j’arrive le mieux à dormir.

J’espère que demain je ne serais plus amoureux.

 

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:00

Il n’y croyait pas même alors qu’on lui offrait.

Dans ces mains il tenait le précieux coffret.

D’une bise remercia et fila dans sa chambre.

Comme il était heureux. Tremblant de tous ses membres

Il ouvrit le paquet, étala devant lui

Pipettes et bocaux, flacons quelques enduits,

Liquides colorés et même un microscope.

« Parfait petit chimiste » qu’il lut sur l’enveloppe.

 

Il se mit à l’ouvrage aussitôt sans tarder,

Sans notice expliquée qu’il puisse regarder

Par quelques branchements il réussit à faire,

Et ça du premier coup, briller une lumière.

 

Le deuxième jour, à peine est-il levé

Qu’il fonce sur le jeu, sans même s’énerver

En mélangeant sans fin, deux ou trois molécules,

Il produisit de l’eau qui a fait quelques bulles.

De le savoir si calme et si bien occupé

Ses parents profitaient de ces instants de paix.

 

C’est le troisième jour qu’il fit pousser de l’herbe,

Tant et si bien d’ailleurs, qu’il dressa une gerbe.

Son père en fut très fier. Le quatrième matin

Avec quelques écrous et un petit machin

Sans faire de manière il crée une pendule.

Du résultat sa mère en resta incrédule.

 

La cinquième journée, c’est en partant de rien

Et d’un bain bouillonnant rempli de bactériens,

Après du temps passé à agiter ses fioles,

Il a vu de ses yeux le nez d’une bestiole.

 

La sixième journée, du petit animal,

En changeant l’ADN, sculptant l’original,

Il toucha au génie, de l’effet à la cause,

Il réussit à faire une espèce de chose

Lui ressemblant assez. Il l’appela Humain.

Robert Dieu se lassa et mit tout à demain.

Et il n’y pensa plus de toutes ses journées.

C’était il y a longtemps, quelques millions d’années.

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