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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 13:00
J’étais ainsi perdu en plein désert depuis des jours, avec coincées de-ci de-là quelques sombres et froides nuits, sans avec qui parler d’autre que moi-même et c’est dire si je parlais peu n’étant pas très bavard.
Imaginez donc un peu ma surprise, alors que j’avançais péniblement dans un sable plagétaire si finement tamisé qu’on aurait dit de la farine si ce n’était son goût, lorsque j’entendis derrière moi une drôle de voix.
Elle disait :
« S’il vous plaît… écris-moi un poème !
-          Quoi !
-          Ecris-moi un poème… »
Je me suis retourné aussi vite qu’une crêpe au dessus d’une poêle un soir de chandeleur.
Et j’ai vu un petit bonhomme qui me regardait avec une gravité certaine puisque ses deux pieds reposaient sur le sable.
Imaginez un peu ma surprise, j’insiste au niveau de ma surprise, mais n’oubliez pas que je suis en plein milieu du désert de Gobi.
-          Mais qu’est-ce que tu fais là mon petit bonhomme ?
-          Je ne suis pas ton petit bonhomme, je suis le Petit Mince.
C’est vrai qu’il n’était guère épais, comme aurait dit Tolstoï .
Puis, il dit doucement :
-          S’il vous plaît… écris-moi un poème…
Quand le mystère est aussi mystérieux, on perd souvent toute lucidité et je me suis mis à lui répondre comme si de rien n’était, comme si nous étions ailleurs qu’en ce désert de Gobi qui mérite bien son nom, mais ne me demandez pas pourquoi.
-          Je ne peux t’écrire de poème, je n’ai pas le moindre petit morceau de papier, ni le moindre crayon qui me permettrait de tracer des lettres sur la feuille que je n’ai pas.
-          Ecris-moi un poème sur ce sable si finement tamisé, à l’aide de ton doigt, dit le
Petit Mince.
Je dus bien reconnaître que ce Petit Mince avait de la répartie.
-          Si j’écris un poème avec mon doigt dans le sable, dans cinq minutes le vent l’aura effacé.
-          Tout doit être effacé un jour, cinq minutes c’est beaucoup pour un poème.
C’est peut-être beaucoup mais c’était déjà trop pour moi. A l’école, le Français n’était pas ma matière de prédilection, loin s’en faut. Alors écrire un poème, en plein désert de Gobi en plus, me semblait être quelque chose de totalement insurmontable. Si ce Petit Mince m’avait demandé de faire une addition, voire une multiplication, et encore sans fraction ou autres saloperies, passe encore, mais une poésie !
-          S’il vous plaît…écris-moi un poème…
-          Ne veux-tu pas plutôt que je te dessine un bouton ?
-          Non, je veux un poème, dit le Petit Mince.
C’est dommage, car je savais parfaitement dessiner les boutons.
-          Quel genre de poème veux-tu, un poème qui parle d’amour ?
-          Qui est-ce Damour ? demanda le Petit Mince.
-          Pas Damour, un poème qui parle de l’amour, tous les poèmes, ou presque, parlent de l’amour.
-          Qu’est-ce que c’est qu’une mour ? demanda le Petit Mince.
-          Pas une mour, l’amour, l apostrophe a..m..o..u..r, l’amour.
-          Qu’est-ce que l’amour l apostrophe a..m..o..u.. r ? demanda le Petit Mince.
-          Tu ne sais pas ce qu’est l’amour, mais de quelle planète viens-tu ? 
lui demandai-je, car c’était un peu à mon tour de demander.
Je n’obtins aucune réponse, seulement un grand soupir qui en dit long, mais pas suffisamment pourtant pour répondre à ma question.
Et le Petit Mince s’endormit.
Alors, je me suis mis à écrire un poème dans le sable du désert de Gobi, avec mon doigt pour stylo, chaque ligne que je traçais était effacée par le vent sitôt le vers suivant terminé, si bien qu’une fois mon poème achevé, il n’en restait rien ; et je fus bien déçu lorsque je voulus le relire.
Le Petit Mince ne se réveilla que le lendemain, il bâilla longuement, étira ses deux bras aussi loin qu’il le pouvait s’en s’arracher les ligaments, puis, il caressa doucement le sable avant d’en prendre une pleine poignée qu’il fit couler lentement entre ses doigts.
-          Quel magnifique poème ! dit le Petit Mince.
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Published by gilonimo - dans Fables-Contes
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 00:00
 
Voilà donc notre homme ;
Amoureux, comme il se doit.
La belle, comme souvent les belles,
Est dans les bras d’un autre à l’heure qu’il est,
Un autre que lui, comme il se doit.
Il lui a fait sa déclaration à genoux, le matin même,
Une déclaration enflammée,
Qui a embrasée le petit bouquet de pensées amoureuses qu’il tenait dans la main droite.
La belle lui a ri au nez, comme il se doit.
 
Voilà donc notre homme ;
Désespéré, comme il se doit.
Il est, à l’heure qu’il est, devant la boutique du marchand de cordes de la rue de l’Olivier.
Comme il se doit, il entre.
La clochette au dessus de la porte fait « greling greling », ou quelque chose d’approchant.
Le marchand de cordes de la rue de l’Olivier sort de sa torpeur.
La boutique sent la corde, comme il se doit.
 
Voilà donc notre homme ;
Dubitatif, comme il se doit,
Devant un si grand choix de cordes.
Puis, il choisit la moins chère,
Celle qui semble si fragile qu’on ose à peine la regarder de peur qu’elle ne se casse.
« C’est pour offrir, je vous l’emballe ? »
« Non, c’est pour utiliser tout de suite. »
« Bien. »
Le marchand de cordes de la rue de l’Olivier n’est pas un homme très bavard, comme il se doit quand on est un marchand de cordes.
 
Voilà donc notre homme qui paye et qui sort.
La clochette au dessus de la porte fait « dring dring », oui, elle fait dring dring,
Mais cela n’a pas vraiment d’importance,
Car à l’heure qu’il est, la belle est dans les bras d’un autre,
Pas l’autre de tout à l’heure,
Non, un autre,
Pas vraiment dans ses bras au vu de sa position,
Mais nous allons en rester là, et je vais détourner le regard,
Bien que cela soit très intéressant, comme ils se doigtent.
 
Voilà donc notre homme dehors, sous la pluie.
Il tombe des cordes,
La pluie masque ses larmes, comme il se doit.
 
Et le voilà donc enfin notre homme,
Sur la colline qui surplombe la cité,
Il accroche la corde à la première branche venue du premier arbre venu,
Qui se trouve être la plus frêle première branche venue de toutes les premières branches venues,
Et c’est miracle qu’elle ne soit pas brisée sous le poids de la corde.
Il se passe la corde autour du cou et se jette du haut du tabouret
Qui se trouvait là tout à fait par hasard pour les besoins de cette fable,
Comme il se doit.
 
Il advint ce qu’il doit advenir dans pareil cas,
La branche tint bon,
Et la corde aussi, comme il se doit.
 
 
Moralité :
 
N’allez point dépenser tout votre argent dans une corde alors que le premier prix fait très bien l’affaire.
Pareil pour l’arbre, ne gaspillez pas votre temps à le choisir minutieusement,
Le premier venu est souvent le bon. Idem pour la branche, vous l’aurez compris.
 
Par contre, évitez de tomber amoureux d'une belle salope qui vous rit au nez.
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 09:25
escargot-petit-gris.jpg
Ce matin en sortant de chez moi en plein milieu du chemin il y avait un escargot.
J’ai juste eu le temps de l’éviter avec ma chaussure.
Je l’ai engueulé.
Il a bien compris qu’il a fait une connerie
Parce qu’il a rentré les cornes dans sa tête ;
Mais je ne l’ai pas tapé quand même.
Je l’ai pris délicatement en lui expliquant bien que dans la vie
Il ne faut pas prendre de risques inconsidérés.
Au moment où je le déposais précautionneusement sur le bord du chemin
J’ai entendu un craaaac de sinistre fracture sous ma semelle.
Je venais d’écraser l’escargot qui était resté bien prudemment sur le bord du chemin.

Je vous laisse méditer la morale de cette fort triste histoire.
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28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 00:00
Il était une fois un jeune homme
qui n’était pas gâté par la nature.
Il était une autre fois une jeune fille
qui était belle belle belle comme le jour.
Etre belle belle belle comme le jour
peut paraître étrange mais c’était un fait,
Elle l'était.
 
Un jour, ce qui devait arriver arriva
(dans les contes ce qui doit arriver arrive toujours
ou alors c’est qu’il y a eu un problème dans le cours de la narration,
mais en ce qui concerne ce conte ce n’est pas le cas,
donc ça arriva).
 
Le jeune homme qui n’était pas gâté par la nature tomba,
bien évidemment puisque c’est un conte,
éperdument amoureux.
On pourrait penser qu’un jeune homme pas gâté par la nature
qui tombe éperdument amoureux
Va au devant de bien des désillusions
et se prépare des lendemains qui déchantent.
 
Et bien là, non.
La jeune fille tomba également éperdument amoureuse
du jeune homme qui n’était pas gâté par la nature.
Ce conte se termina donc de la plus élégante façon qu’il soit
Puisque le jeune homme pas gâté par la nature
Epousa son amoureuse, qu'ils furent heureux
et eurent tellement et tellement d’enfants
Qu’ils durent en congeler une bonne douzaine.
 
Je me dois de préciser, pour éviter tout malentendu,
Que le jeune homme pas gâté par la nature n’a pas épousé
La jeune fille belle belle belle comme le jour,
Mais une autre jeune fille de ses connaissances
Qui était, elle aussi, pas gâtée par la nature.
Le jeune homme pas gâté par la nature
n’a d’ailleurs jamais rencontré
la jeune fille belle belle belle comme le jour.
Comme quoi la vie est bien faite dans les contes.
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27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 00:00
L’autre jour ou un peu avant, je vous ai conté
l’histoire du jeune homme qui n’était pas gâté par la nature
Et de la jeune fille qui était belle belle belle comme le jour,
Jeune fille qui n’avait rien à faire dans cette histoire
Entre parenthèses.*
 
Et bien, personne ne s’est inquiété de savoir
Ce qu’il était advenu de cette jeune fille,
Qui était belle belle belle comme le jour, je vous le rappelle.
Et c’est bien triste comme disait Jean Valjean dans les misérables.
 
Mais il n’est pas dit que je laisserais ainsi sombrer dans l’oubli
Cette jeune fille belle belle belle comme le jour.
 
Car cette jeune fille avait un terrible secret.
Vous êtes vous seulement demandé
Comment c’était que d’être belle belle belle comme le jour ?
Le jour ?
Vous voyez ce que c’est.
C’est le jour.
Et être belle belle belle comme le jour ?
Est-ce que c’est être belle belle belle comme un jour de la semaine ?
Un mardi par exemple ?
Mystère.
Mais là n’est pas le sujet comme disait Déclik**
qui parfois mérite des claques.
---Tu prends Déclik et des claques...]***
 
Le secret de la jeune fille belle belle belle comme le jour
Etait simple comme bonsoir,
C’était que la nuit, elle était moche moche moche comme la nuit.
 
Comme quoi dans la vie,
tout n’est pas tout blanc ou tout noir
ou inversement,
Et qu’il faut faire avec.
Dans la vie parfois,
ça peut être le jour et la nuit.
Que cela vous serve de leçon.****
 
 
* Je vous prie de bien vouloir m’excuser
mais je suis bien obliger d'utiliser ce petit subterfuge
Car il ne me reste plus aucune parenthèse en stocke,
je les ai toutes utilisées l’année dernière.
Mais rassurez-vous, j’ai passé une commande en chine
Que je devrais recevoir d’ici sous peu.
Entre parenthèses, je suis parfaitement conscient que les
Parenthèses chinoises sont de moins bonne qualité
et fabriquées par des enfants, mais hélas, la faiblesse de mes revenus
ne m’en laisse pas le choix, fermez la parenthèse vous même
j'ai pas le courage.
 
 
 
 
*** J'en ai retrouvé une qu'était toute écrasée
sous une pile de livres.
 
 
**** C'est un blog philosophique je vous signale en passant
parce que justement je suis en train de passer.
 
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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 00:00

Un saule dans le fond d’une vallée rêvait d’aventures.
« Comme j’aimerais voir le monde. » se lamentait-il.
D’être enchaîné, il maudissait chaque jour que Dieu fait.
Un jour de petit vent,
Un cumulus vint à passer par dessus son feuillage.
« Pourquoi es-tu si triste » lui demanda-t-il.
« Ne vois-tu pas mes chaînes, toi qui est libre dans le vent.
J’ai deux cent ans et je ne sais même pas
Ce qu’il y a derrière cette colline. »
« Il y a la mer, répondit le cumulus. »
« La mer ! » s’étonna-t-il.
« La mer et ses blancs moutons » confirma le nuage.
« Dessine-moi un mouton » dit le saule.
Et le cumulus dessina un mouton.

Le saule et le cumulus devinrent amis comme de bien entendu.
Chaque jour que Dieu fait, et Dieu sait s’il en fait,
Le cumulus dessinait
De nouveaux paysages sur la toile du ciel.
Et le saule voyageait.
D’Afrique en Asie,
Il fit le tour de la terre sans bouger d’une racine.
Mais le cumulus voyait bien que quelque chose n’allait pas,
Son ami dépérissait de jour en jour.
« Qu’as-tu mon ami ? Es-tu malade ? Tu as perdu toutes tes feuilles.»
« Je vais bien, ne t’inquiète point, raconte moi encore le monde. »
Et le cumulus racontait le monde.

Mais un matin le saule était à l’agonie.
« Mon ami, mon ami, cria le cumulus , tu es en train de mourir. »
« Ne sois pas triste, grâce à toi, ma vie fut merveilleuse, je peux partir en paix
Puisque j’ai vu le monde. »
Quelques gouttes tombèrent.
Le cumulus pleurait à petit grain.
Il pleura tant et si bien qu’averse déclencha.
Et le cumulus disparut dans ses larmes.
Quand un chagrin est trop grand on peut parfois s'y noyer.
Et le soleil pouvait briller à nouveau qu’il n’était plus caché.
Du soleil et un peu d’eau, point n’en fallait plus pour que le saule reprenne vie.
Il ne chercha pas son ami, sachant trop bien son triste sort.
Et alors, alors seulement,
Le saule se mit à pleurer.

Moralité :
Ne laissez jamais un ami vous faire de l’ombre.

 

 

 

 

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16 juillet 2006 7 16 /07 /juillet /2006 00:00

Hé toi,
Embrasse moi,
Oui toi
Avec les gros seins,
Embrasse moi,
Allez côa
Fais moi un bisou,
Un petit bisou sur la bouche,
Fais pas ta salope,
Embrasse moi,
Hé, reviens,
T’en va pas,
Attends,
Je suis un prince charmant,
Avec tout ce qui va avec,
Le château au bois dormant,
Les gardes,
Les tours,
Les écuries avec les chevaux tout blanc,
Tout côa,
Je suis plus riche que le prince Albert,
Embrasse moi,
Reviens merde,
Tu seras une princesse,
Comme dans les films de Walt Disney,
Où tu vas ?
Fais moi un bisou avant de partir au moins,
Je t’ai pas dit,
C’est pour la Star’Ac,
Allez, embrasse moi,
Tu vas passer à la télé,
Tu vas être célèbre connasse !
 
 
Salope !
 
Putain,
Les temps sont durs pour les contes de fées.
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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 00:00
J’ai perdu mon bras droit à la Gueurre,
La Gueurre qu’on appelait la première Gueurre internationale du monde en folie
Parce qu’on savait bien que c’était pas la dernière
Et qu’il y en aurait forcément des autres derrière.
Mais la vie est bien faite,
Mais la vie est bien faite.
J’ai perdu ma jambe gauche à la Gueurre,
La Gueurre qu’on appelait la deuxième Gueurre internationale du monde en folie,
En attendant la prochaine
Qu’allait forcément arriver.
Mais la vie est bien faite,
Mais la vie est bien faite.
Car mon bras droit et ma jambe gauche en moins,
Et selon les lois de la physique,
L’équilibre est parfait lorsque je me tiens debout
A attendre ma médaille de la Gueurre Internationale du monde en folie.
Le ministre de la Gueurre
M’a félicité d’avoir donné mon bras droit et ma jambe gauche à mon pays qui en avait bien besoin,
Il a dit qu’il était fier de moi,
Le ministre de la Gueurre,
Et très solennellement,
Il a épinglé la Très Lourde Médaille de la Gueurre internationale du monde en folie
à cet endroit précis où ce trouve caché, sous quelques épaisseurs de peau, 
mes deux oreillettes (une à droite et une à gauche) et mes deux ventricules (une à droite et une à gauche) qui me servent de coeur,
Et selon les lois de la physique,
Je me suis cassé la gueule,
Comme de bien entendu.
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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 00:00
A la claire fontaine,
M’en allant promener
J’ai trouvé une poubelle
Couverte d’araignées

Il y a longtemps sans problème
J’aimais venir m’aérer.

Sous les feuilles d’un chêne,
Un vieux vélo rouillait,
Caché sous quelques branches
Un rossignol sentait

Hante, rossignol, hante
Le cœur de la forêt,
Toi qui il faut bien dire
Se l’est fait explosé

J’ai vu sous un abri
Des boites entassées
Et encor d’autres choses
Qui sentaient bien mauvais

J’ai marché sur une chose
Qui m’a collé au pied,
Chewingum à mon avis
Qui fut à peine mâché

A la claire fontaine
Je suis pas près d’y retourner !
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