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Un blog à la con tout simplement. D'utilité publique.

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Ce matin, je me suis réveillé en étant amoureux

 

Ce matin, je me suis réveillé en étant amoureux ; Je peux vous garantir que ça fait une drôle d’impression. 

J’avais les jambes en coton et j’ai eu bien du mal à tenir debout, mais le coton a durci et après c’était plus facile. 

Comme tous les matins, j’ai traversé l’appartement pour me rendre dans la petite pièce prévu à cet effet où j’ai uriné tout mon saoul de la veille à l’abri du regard indiscret que j’avais fait poser car je suis claustrophobe, surtout dans les ascenseurs qui montent (dans ceux qui descendent, pour ma part, je n’y monte jamais). 

J’ai ensuite petit déjeuné en pets vu que j’avais mangé des flageolets au souper. 

J’ai retraversé l’appartement dans l’autre sens en passant par le petit salon qui jouxte la salle de bain pour me rendre dans la buanderie où je me suis mis sur mon 31 par le fait que le 32 était déjà occupé et que j’avais donné le 30 au pressing. 

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui ? telle est la question que je me suis posé par terre devant moi.

J’avais beau la tourner dans tous les sens, je n’arrivais pas à en trouver la réponse. 

Depuis que je suis devenu milliardaire à vie en grattant un de ces jeux  « devenez milliardaire à vie » de la Française des Bœufs, ma vie à changé dans le sens où l’argent ne fait pas le bonheur, et c’est bien dommage. 

J’ai pris la décision de sortir en attendant mieux. 

 

 La concierge m’a fait un petit clin d’œil alors que je passais devant sa loge, j’ai dû patienter un peu qu’elle le termine et je l’ai glissé dans ma poche où se trouvait tous ceux de la semaine que j’avais oublié de jeter. 

Comme je sortais elle m’a lancé un : 

-  Alors, amoureux ? Que j’ai eu juste le temps de rattraper avant qu’il ne s’envole. 

Comment savait-elle que j’étais amoureux ? Etait-ce inscrit sur mon visage ? Voilà bien un mystère qui allait me poursuivre jusqu’à la fin de mes jours (alors que la nuit, je n’ai jamais pu savoir où il pouvait bien aller).

Je suis rentré dans le bistrot que j’avais mis dans mes favoris. 

Tous les regards se sont tournés vers moi tandis que leurs propriétaires regardaient ailleurs par correction. 

Cela ne me démonta pas car j’étais super bien monté.  

Les clients reprirent leur conversation qu’ils avaient laissé au vestiaire.  

J’ai commandé comme d’habitude ; J’ai d’abord disposé mes troupes en équerre, puis j’ai attaqué le flan gauche juste dans l’angle mort, Après avoir pilonné massivement l’infanterie, je me suis fait prendre à revers par la cavalerie qui s’était mise subitement et contre toute attente à cavaler, enfonçant mon arrière sans préavis, en désespoir de cause je me suis décidé pour un petit canon que Gustrave le Tenancier m’a servi bien volontiers ; et que j’ai descendu froidement. 

- Alors ? qu’il me fit sans réfléchir.   

Il s’ensuivit un silence à couper au couteau, mais personne ne s’y risqua car ils étaient tous très mal affûtés.  

J’attendis qu’il complète par « amoureux ?», mais il n’en fit rien  préférant esquisser un léger sourire sur son visage avec un crayon mine HB, il ne savait pas suffisamment bien dessiner pour se risquer à le faire directement au feutre.  

J’ai fait la moue que j’ai aussitôt donné à la chatte de sa femme qui était affamée et qui se frottait sur le bas de mon pantalon pattes de faon et j’ai pris congé pour le mois de juillet parce qu’en août il y a trop de monde. 

 

C’est assez douloureux de tomber amoureux, premièrement parce que ça fait mal aux genoux et aussi parce qu’il n’y a pas de deuxièmement.  

Elle occupait toutes mes pensées si bien que je n’en avais plus une seule de libre et je dois bien avouer que ça me gênait pour penser. 

Je n’arrivais pas à me rappeler de son prénom et c’était bien embêtant. J’ai convenu qu’elle se prénommait Didière pour me faciliter la tache.  

C’est sur les douze coups de midi que je me suis décidé à me faire un petit resto, mais comme on m’avait coupé l’appétit dans la nuit, je n’avais pas très faim ; alors je l’ai acheté.  

Ensuite, j’ai voulu aller au cinéma pour me changer les idées, vu l’heure il ne leur en restait déjà plus et j’ai donc dû garder les miennes.  

Comme j’en avais assez de tourner en rond, je me suis essayé à tourner en carré, je n’ai pas insisté longtemps devant la complexité de la chose ; je n’ai réussi qu’à effectuer un espèce de losange triangulaire du plus mauvais goût.  

Ah Didière !  

Que fais-tu en ce moment ?

Penses-tu à moi ? 

Penses- tu, à d’autres ! Je suis certain que tu m’as déjà oublié. 

Comment peux-tu être aussi cruelle ?  

Peut-être en arrachant minutieusement des ongles un à un avec une pince, ou alors en brûlant des plantes de pieds avec un petit chalumeau ?  

J’ai voulu aller me jeter dans la Seine.  

Heureusement qu’elle ne traverse pas cette ville sinon j’étais bon pour une pneumonie. 

 

Pour me faire pardonner, j’ai pensé lui offrir des fleurs mais la fleuriste m’a pris la tête à savoir si je voulais des roses ou des myosotis, comme je ne voyais aucune différence et que je n’arrivais pas à me décider, j’ai acheté la boutique au grand dam de la dame, qui elle, par contre, était plutôt petite. 

 

Et je suis rentré chez moi.  

Non sans faire une halte auparavant dans le bistrot que j’avais mis dans mes favoris à juste raison.  

Gustrave le Tenancier m’accueillit avec un large sourire qu’il a dessiné sur son visage du premier coup, on voyait bien qu’il s’était entraîné toute la journée ; et il en était très fier.  

Je lui est rendu l’appareil.  

Il a vérifié s’il marchait bien en lui faisant faire deux ou trois aller-retour dans la salle et l’a rangé dans sa poche.  

- Qu’est-ce que je te sers ? qu’il me fait avec sa bouche.  

- Pas trop fort, que je lui ai répondu. 

Et nous en sommes resté là. 

Un silence pesant pas moins de quatre kilos s’est installé. 

Gustrave le Tenancier s’est mis à essuyer son comptoir comme savent si bien le faire tous les barmen du monde quand ils n’ont rien d’autre à faire pour tuer le temps alors qu’un Pistolet Walther P38 9mm ferait aussi bien l’affaire.  

Les secondes passèrent les une derrière les autres sans demander leurs restes, ça tombait bien car il n’en restait plus ; c’est toujours comme ça les jours de choucroute précisa Gustrave le Tenancier.  

-  Tu te maris quand ? qu’il me demanda à brûle pourpoint, ce qui déclencha un petit incendie sans gravité

qu’il maîtrisa bien vite avec le petit extincteur de poche qu’il rangeait bizarrement dans son tiroir.  

Je devins rouge comme une tomate, ce qui lui a donné son entrée du jour du lendemain.  

Pour mettre fin à mon embarras, il me fit comprendre, en tapant plusieurs fois et très rapidement sur sa montre avec son index, qu’il était l’heure.  

-  C’est l’heure, qu’il cru bon de rajouter au cas où j’aurais pas compris à quoi sert une montre.  

Je lui ai souhaité une bonne nuit et je suis sorti sur le trottoir surtout parce qu’il n’y a rien d’autre sur quoi marcher devant chez lui.  

Et je me suis mis à déambuler dans la nuit noire. 

Didière !  

Voudra-t-elle m’épouser ? 

Aurais-je seulement le courage de lui demander sa main ? 

Et si elle me la donne, qu’est-ce que je vais pouvoir en faire ? 

J’ai déjà bien assez avec les deux miennes. 

De toutes façons, il va falloir que je pense à enterrer ma vie de garçon et pour ça il faut que je trouve un endroit tranquille et que j’achète une pelle.

Je suis rentré très tard chez moi car je m’étais perdu dans mes pensées.

   

Finalement la journée s’est terminée comme elle avait commencé, mais dans l’autre sens.

Je vais aller me coucher parce que c’est dans cette position que j’arrive le mieux à dormir.

J’espère que demain je ne serais plus amoureux.

 

 

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M
J'ai tout lu d'un trait. Ce que je ne pensais pas pouvoir faire, non que je ne savais pas lire jusque là, (héhé, cette trounure est bien la preuve que j'ai lu tous ce qui paraît dans "J'ai une vie merveilleuse"), mais parce que j'étais quasiment sûre de m'ennuyer parce que ça me paraissait long et qu'il était peu probable que ce soit du Baudelaire (l'auteur que je lis avec le plus de plaisir).J'ai beaucoup apprécié, ton style d'écriture, tes jeux de mots, ton imagination, enfin, je t'ai lu avec plaisir.
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B
Il est beau ton blog Alors Gilo  tu t'y es misTu vois que c'est pas si dur C'est sympa de revoir des trucs Qui disparaissent dans les archivesAllez amicalement à toiVictorugueux.... Razemotte etc.
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