La poésie n’est plus ce qu’elle était.
Combien de fois ai-je entendu cette sentence ?
Oui combien de fois ?
Quatre ?
Cinq ?
Vingt fois ?
Allez savoir.
La poésie n’est plus ce qu’elle était, bon, et alors ?
OK.
C’est bon, La poésie n’est plus ce qu’elle était.
Mais c’est quoi la poésie ? qu’on m’interroge, hein ? c’est quoi ?
Allez dis, c’est quoi ? c’est quoi ? Hé !? Hé !? c’est quoi ?
Alors, tu réponds pas ? tu réponds pas ?
Mais si que je réponds, attends, tu te calmes, bien sûr, oh !
Je te signale que moi, je vais sur les sites de poésie, alors, hein, tu te calmes, d’accord ? T'es gentil.
Et puis j’aime pas trop qu’on me donne des ordres d’abord.
Où qui sont les Rimbaud, les Baudelaire, les Villon, les Mallarmé ?
Où qui sont ?
Où qui sont, me demande-t-on, alors que moi-même, je ne demande rien à personne,
Alors que je passe tranquillement mon chemin, j’adore passer mon chemin sans rien demander à personne.
On m’arrête, on m’implore, on me supplie, où qui sont ? où qui sont ?
Certains se roulent à mes pieds, avec de la bave qui coule de la bouche, il y en a même un qui m’a poursuivit avec un couteau.
Putain, lâchez-moi.
Mais qu’est-ce que j’en sais, moi ?
Rimbaud est dans le vieux cimetière, avenue Charles Boutet à Charleville-Mézière,
Quant à Baudelaire il est enterré au cimetière du Montparnasse (6ème division),
Mallarmé lui, se fait chier au Cimetière de Samoreau en Seine et Marne,
Villon, j’en sais foutrement rien.
Des fois, vous avez de ces questions.
On se demande.