Un blog à la con tout simplement. D'utilité publique.
Allez faire des courses avec ma fille, on ne peut pas dire que ça soit passer inaperçu.
Et la laisser toute seule à la maison n’est pas prudent.
Même en lui expliquant bien, elle aurait tôt fait de paniquer et de sortir dehors en hurlant, ce qui pourrait perturber les voisins.
Aussi longtemps qu’on a pu la glisser dans le chariot tout ce passait relativement facilement, mais il faut bien avouer qu’à un moment donné c’était plus possible, même en forçant.
Cela nous a permis de la responsabiliser.
La tenir par le bras et pousser un chariot n’est pas très pratique, donc elle est devenue tout naturellement responsable en chef du poussage du chariot.
Et elle a pris cette fonction très à cœur.
Pour nous, elle est plus facile à gérer en tant que pousseuse.
Premièrement, parce qu’elle a les deux mains occupées, elle a tendance à essayer de toucher tout ce qui l’entoure, choses ou êtres humain, et deuxièmement cette fonction accapare son esprit et lui fait oublier le temps qui passe (elle arrive à tout les coups à retirer la pièce avec ses petits doigts, je suis certain qu’elle pourrait crocheter n’importe quelle serrure ou coffre fort et faudra que j’y pense si un jour il me vient l’obligation de faire un casse), elle n’est pas très patiente et ne supporte pas d’attendre. Ce qui soi dit en passant est bien pratique lorsque l’on fait la queue aux caisses, car très vite elle se met à hurler et je peux vous assurer qu’on passe fissa devant tout le monde, handicapé ou pas (oui avec elle on profite du luxe de la caisse handicapée sans aucun remords).
(Je dis ça, mais elle a fait de gros progrès dans le domaine de la patience, ce qui était vrai pour les caisses le devient de moins en moins, aussi maintenant c’est moi qui lui demande de gueuler quand la queue est trop longue. Plus elle a de la patience moins j’en ai.)
Je la guide à l’aide d’impulsions sur le chariot, sur la droite, sur la gauche, tout droit, arrêt.
Parfois il m’arrive de l’oublier alors que je prends un paquet de pâtes, alors elle bien sûr, elle continue toute seule, tout droit jusqu’à s’empaler dans un rayon, ou dans quelqu’un qui n’a pas de chance.
C’est un peu drôle des fois.