Ton nom aux oiseaux je le chante,
Je t’aime en seclet la Malie,
Mon lêv’ c’est qu’un joul on s’malie,
Mêm’ si avec moi t’es méchante.
Poulquoi tu lis de moi tout l’temps ?
Tu dis que j’ai des gland’zoleilles,
Pis un gland nez, pis des gland’dents,
Poulquoi tu dis des choses paleilles ?
Malie, sais-tu si ça m’fait mal
Quand j’te vois lile avec les gars
Et avec eux paltil au bal ?
La Malie, poulquoi tu m’aim’pas ?
Tu sais, de la fen’tl’ de chez nous
Chaque joul, la Malie, je t’espionne.
J’te vois avec ta jolie blouse,
Cell’ qui descend plesqu’aux genoux,
J’te vois bondil comme une lionne
Poul éviter les lalges bouses
Que laiss’ devant les glos bestiaux
Que tu mènes aux plés en chantant.
Poulquoi tu lis de moi tout l’temps ?
La Malie, faudlait que tu saches,
Je clois ben que de ce tloupeau,
C’est sul’ment toi qu’est la plus vache !