Cet air qui m'obsède jour et nuit Cet air n'est pas né d'aujourd'hui Il vient d'aussi loin que je viens Traîné par cent mille Irakiens Un jour cet air me rendra fou Cent fois j'ai voulu dire pourquoi Mais il m'a coupé le bagout Il parle toujours avant moi Et sa voix couvre ma voix
Saddam...Saddam...Saddam... Il arrive en courant derrière moi Saddam...Saddam...Saddam... Il me fait le coup du souviens-toi Saddam...Saddam...Saddam... C'est un air qui me montre du doigt Et je traîne après moi comme un drôle d'erreur Cet air qui sait tout par cœur
Il dit: "Rappelle-toi tes missiles Rappelle-toi puisqu’c'est toi qui m’les file 'Y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas Avec ton pétrole sur les bras... " Et moi je revois ceux qui restent Leur vingt ans s’font abattre à leur tour Je vois des têtes qu’on séquestrent Toute la comédie des vautours Sur cet air qui va toujours
Saddam...Saddam...Saddam... Des " j’ vous protège " de quatre-juillet Saddam...Saddam...Saddam... Des "armes" qu'on achète au rabais Saddam...Saddam...Saddam... Des "G.I" en voilà par paquets Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue Sur l'air qui m'a reconnue ... Écoutez le chahut qu'il me fait ... Comme si tout mon passé défilait ... Faut garder du chagrin pour après J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat... Qui bat comme un cœur de bois...