A nous autres, notre terrain de jeux
C’est la mer infinie qu’on appelle grande bleue.
De nos escapades liquides l’enjeu,
C’est de voir des sardines peintes en rouges ou en bleues.
A nous autres, il nous faut trois fois rien ou si peu,
Une paire de palmes à notre taille pour pas que ça gène,
Une combinaison de la matière dont on fait les pneus,
Et une bouteille d’oxygène bien remplie d’oxygène.
Lors de la descente vers les grands fonds,
Il faut faire des paliers pour pas devenir bleu,
Car nous ne sommes pas des poissons, parbleu !
La mer ne pardonne rien à ceux qui vont trop profond.
(En me relisant, je tiens à préciser dans le vers suivant :
"Une paire de palmes à notre taille pour pas que ça gène"
il faut comprendre "taille" dans le sens de "pointure"
parce que sinon, ça sert à rien les palmes.)