Au-delà des battants de la porte dernière
Il existe un jardin aux superbes lumières
Où habite des Dieux qui ne sont pas des juges
Intégristes vengeurs, après eux nul déluge.
C’est un ange qui vient vous prendre par la main,
Peu importe alors s’il va pleuvoir demain.
On laisse là son corps en présent à la terre
Pour rejoindre confiant le pays des mystères.
Les vivants sont si tristes au son du glas qui sonne,
Leurs larmes vont aux vers, sous le marbre personne.
L’oiseau s’est envolé sur un dernier soupir,
Dans le ciel une étoile est prête à l’accueillir.
Il laisse au fond du trou ses cors et son ulcère,
La chair tombe en lambeaux au fond du cimetière.
Celui qui a été se disperse en poussière
Et tout ce qu’il en reste est un point de lumière.