Au-delà des battants de cette ultime porte
Que l’on passe le jour où la nuit nous emporte,
Un occulte secret attend tous les gisants.
La vérité enfin s’offre à l’agonisant.
La femme tout en noir arrive et l’accompagne,
Ce sera à jamais la dernière compagne
Qui le fera passer de la vie à trépas,
Et déjà quelques vers préparent le repas.
La pompe est arrêtée et le sang est figé,
La charogne est devant la famille affligée.
Le mort est satisfait par sa vie qui fut sage,
C’est serein qu’il s’apprête à franchir le passage.
Ni excès, ni plaisir, honni qui mal y pense,
Le Paradis, c’est sûr, sera sa récompense.
Il sera bien surpris quand le rien du néant
Va d’un coup l’absorber en un oubli béant.